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  • Gabriel Fauré : L’œuvre pour violoncelle et piano

    gabriel fauréParfois, la vie réserve des surprises. Comme celle d’une rencontre inattendue, à la faveur de circonstances qui s’imposent à vous, avec un musicien sur scène. Lui ne vous voit pas mais de votre côté, celui du public, vous en percevez la vibration intense, en ligne directe du cœur. Ainsi le violoncelliste Xavier Gagnepain, interprète habité des répertoires qu’il explore avec passion, toutes époques confondues. Celui-ci, également enseignant, s’empare dans ce disque tout en pudeur de la musique de Gabriel Fauré avec le pianiste Jean-Michel Dayez. Leur complicité illumine la finesse mélodique, mais aussi toute l’intériorité de l’œuvre du compositeur ariégeois.

    Date de parution : Juin 2007 (Zig Zag Territoires)

  • Bertrand Belin : La Perdue

    bertrand belinDeux ans après avoir demandé la ville de Porto en mariage « malgré son très jeune âge », ce Breton à la voix ténébreuse avance de nouveaux pions sur un jeu musical et littéraire qui intrigue. Mélodies minimalistes, textes elliptiques, mondes oniriques et tourmentés définissent un artiste pas comme les autres. À l’écoute de La Perdue, certains entendent des références flatteuses (Bashung, Manset) comme autant de repères pour cerner les contours d’un musicien qui se révélera aussi un écrivain. Avec le temps et le succès venu, ses mots différents se font plus rares, énigmatiques toujours, et le mystère demeure intact.

    Date de parution : 5 mars 2007 (Masq / Acousti)

  • Esbjörn Svensson Trio : Viaticum

    esbjorn svenssonTrop vite disparu en 2008 – un stupide accident de plongée – le pianiste suédois Esbjörn Svensson aura marqué de son empreinte le monde du jazz durant près de vingt ans. Trio magnétique, avec Magnus Öström (batterie) et Dan Berglund (contrebasse), E.S.T. a imaginé une dramaturgie qui culmine dans ce Viaticum entêtant du début à la fin. Notes savamment retenues, lentes et longues progressions mélodiques à la manière d’un scénario à suspense, scansions hendrixiennes d’un archet électrifié, percussions légères d’une présence persistante, tout ici est en place pour captiver. On retient son souffle, et ce n’est pas là le moindre des paradoxes.

    Date de parution : 24 janvier 2005 (ACT)

  • Louis Sclavis : Napoli's Walls

    Louis SclavisGone with the… woodwind ! Un clin d’œil et un jeu de mots pour saluer le travail entrepris depuis plus de quarante ans par le saxophoniste clarinettiste lyonnais. Entre le Free Jazz Workshop des années 70, les collaborations avec Michel Portal, Chris Mc Gregor et Henri Texier, avant sa reconnaissance comme l’un des plus grands musiciens de la scène jazz européenne, quel chemin parcouru… Les Napoli’s Walls en hommage au travail du plasticien Ernest Pignon Ernest constituent l’un de ses projets les plus oniriques, servi par un groupe au sein duquel on remarque la présence du feu follet Médéric Collignon.

    Date de parution : 7 octobre 2003 (ECM)

  • Enrico Pieranunzi : Fellini Jazz

    enrico pieranunziSi l’idée d’un alignement de planètes avait un équivalent sous la forme d’un disque, celui-ci pourrait bien être cet intemporel Fellini Jazz, une déclaration d’amour faite par le pianiste Enrico Pieranunzi au réalisateur italien et à son principal compositeur, Nino Rota. On écarquille les yeux en découvrant le casting : Chris Potter, Kenny Wheeler, Charlie Haden, Paul Motian, pour comprendre que ces géants – dont trois nous ont quittés depuis – vont marquer ce rendez-vous de leur empreinte. Cette musique à haute teneur mélodique nous plonge dans un bain de lumière et le lyrisme de chacun des musiciens est un ensoleillement supplémentaire.

    Date de parution : 5 septembre 2003 (CamJazz)

  • Belmondo : Hymne au Soleil

    belmondo, hymne au soleilAttention, chef d’œuvre ! C’est l’histoire d’un disque après lequel tout semble devenir possible. Nourri de la musique française du début du vingtième siècle (Lili Boulanger, Maurice Duruflé, Gabriel Fauré, Maurice Ravel) tout autant que de la spiritualité habitant l’univers du maître John Coltrane, les frères Lionel et Stéphane Belmondo embarquent leur quintet dans une aventure hors du temps que les années passées ont révélée comme une pièce maîtresse du jazz européen. Augmentée de six soufflants formés à l’école classique, cette formation inspirée invente une définition de la fusion des influences, là où d’autres n’auraient su que juxtaposer leurs contours.

    Date de parution : 24 avril 2003 (B Flat)

  • Bojan Zulfikarpašić : Solobsession

    Bojan ZulfikarpašićIl est des disques dont on sait qu’ils sont portés par une nécessité. Ici, celle de la transmission du désir de vivre pleinement au cœur de la musique. Loin de l’exercice de style narcissique, cette invitation au voyage en solitaire faite par un pianiste révélé au sein de l’Azur Quartet d’Henri Texier dévoile une succession d’émotions aux couleurs éclatantes. Bojan Zulfikarpašić, celui dont le patronyme est souvent réduit à un Z majuscule, traverse ses paysages avec brillance, de même qu’il s’inscrit depuis près de trente ans au cœur du jazz européen. Michel Portal ne nous dira certainement pas le contraire.

    Date de parution : 25 mai 2001 (Label Bleu)

  • Stefano Di Battista : Stefano Di Battista

    stefano di battistaIl y a sans doute dans ce disque quelque chose qui s’apparente à un rêve éveillé pour le saxophoniste. Entouré de ses musiciens fétiches, Stefano Di Battista s’adjoint les services d’un invité de luxe en la personne d’Elvin Jones. Le batteur, compagnon de route de John Coltrane au sein de son quartet dit « classique », est à lui seul une polyphonie dont le chant des peaux est le parfait écho au lyrisme de l’Italien, qui n’a peut-être jamais été aussi charismatique. « Elvin’s Song », dédié au batteur, concentre en huit minutes toute la séduction d’une musique de l’enchantement.

    Date de parution : Octobre 2000 (Blue Note)

  • Olivier Greif, Pascal Amoyel : Sonate de guerre

    olivier greifOlivier Greif n’avait que cinquante ans quand il mourut à son domicile, devant son piano, le 13 mai 2000. Une vie trop courte, riche néanmoins d’expériences musicales et mystiques qui lui auront valu une autre identité. Pianiste virtuose, inlassable déchiffreur de partitions et compositeur tourmenté, il laisse derrière lui une œuvre dont on comprendra un jour les beautés. Sa Sonate de Guerre, plaidoyer pour la paix, dénonce la barbarie des hommes. Elle est traversée de bien des influences fondamentales de son travail. Parmi elles, Beethoven, Prokoviev, Malher, mais aussi la musique indienne et celle de Steve Reich. Inclassable et poignant.

    Date de parution : 2000 (Pianovox)

  • Keith Jarrett : At The Blue Note - The Complete Recordings

    keith jarrettOn pourra toujours gloser sur les exigences à caractère obsessionnel de Keith Jarrett vis-à-vis d’un public dont il ne supporte pas le moindre bruit durant ses concerts. Mais comment ne pas tomber en admiration totale à l’écoute de ces trois soirées  de juin 1994, dont le niveau de lyrisme et de virtuosité tutoie les plus hauts sommets ? Le trio formé avec Gary Peacock (contrebasse) et Jack DeJohnette (batterie) fut et restera l’une des formations emblématiques de la fulgurance du jazz et d’un désir de liberté que seuls les géants savent conquérir dans l’instant. Un coffret hypnotique, un trésor inestimable.

    Date de parution : 2 novembre 1995 (ECM)