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  • Alan Stivell : Symphonie Celtique (Tír na nÓg)

    053 - Alan Stivell - Symphonie Celtique.jpgCette longue suite en trois grands mouvements nommés cercles – tensions individuelle, communautaire et universelle – est sans nul doute le « grand œuvre » d’Alan Stivell. Loin de se replier dans une identité trop bretonnante et revendicatrice, l’homme à la harpe évoque la recherche du Tír na nÓg de la mythologie celtique, la Terre de l’éternelle jeunesse. Fruit d’une longue élaboration commencée dès la fin des années 50, cette symphonie, car c’en est bien une, est la fusion parfaite de toutes les influences musicales qui parcourent sa discographie. Musique celtique forcément, mais aussi classique, rock et folk. Un disque profond, somptueux.

    Date de parution : Décembre 1979 (Keltia)

  • Jacques Higelin : Champagne pour tout le monde / Caviar pour les autres…

    jacques higelinLes seventies furent très prolifiques pour Jacques Higelin : cette décennie abrite le cœur d’une discographie haletante qui resplendira à nouveau à compter de la seconde moitié des années 2000. BBH 75, Alertez les bébés !, Irradié, No Man’s Land et pour conclure, débordant de musique bariolée, ces deux disques qui n’en font qu’un (et dont le second avait vu le jour avant le premier). En véritable néo-Trénet électrique et ébouriffé, celui qui fut acteur avant de devenir chanteur nous fait chavirer au gré de ses émotions à la vitesse d’un grand huit aux couleurs du rock. Une embardée tonifiante…

    Date de parution : Décembre 1979 (EMI)

  • Heldon : Stand By

    richard pinhas, heldonRichard Pinhas – disciple des imaginaires de Norman Spinrad et Philippe K. Dick, des frippertronics du leader de King Crimson, du blues de Jimi Hendrix ou Eric Clapton comme de… Gilles Deleuze dont il fut l’étudiant en philosophie – donne le jour au septième album de son groupe Heldon et parvient à l’état de grâce. Le guitariste de la « dévolution » dessine un monde sombre, le nôtre, magnifié par le magnétisme d’une musique qui instille une énergie sombre au cœur de sa scansion électronique. Avec le chant de Klaus Blasquiz, ancien de Blues Convention débarqué de la planète Kobaïa. Magistral !

    Date de parution : Juin 1979 (Egg)

  • Dire Straits

    dire straits, mark knopfler, rockLe coup parfait ! On peut affirmer que personne n’avait subodoré le succès de cet album... Imaginez la scène musicale du côté de chez nos voisins Anglais, toutes crêtes ébouriffées par le « no future » du mouvement punk. Son désespoir peroxydé annonçait et pointait du doigt les ravages de l’économie néolibérale, bientôt incarnée par sa servante Thatcher aux commandes du gouvernement. Et voilà qu’un drôle de groupe, traversé d’influences anachroniques venues d’Outre Atlantique, tire son épingle du jeu en entamant  une carrière qui le mènera vers les sommets. À sa tête, un guitariste virtuose au look d’anti-héros, Mark Knopfler.

    Date de parution : 7 octobre 1978 (Vertigo)

  • Weather Report : Heavy Weather

    weather report, heavy weather, jazz rockEn quinze ans et autant d’albums, Weather Report aura marqué de son empreinte mélodique le monde du jazz rock tendance fusion. À la tête d’une formation alliant rigueur et imagination – et qui laissera en héritage, au-delà de son incroyable diversité de couleurs, un succès mondial intitulé « Birdland » – deux enfants de la galaxie Miles Davis : le claviériste autrichien Joe Zawinul et le saxophoniste Wayne Shorter. Et c’est au milieu des années 70 qu’ils seront rejoints par un musicien extraterrestre : le bassiste Jaco Pastorius, au seul nom duquel le public accourait et remplissait les salles. Un groupe défricheur…

    Date de parution : Mars 1977 (Columbia)

  • Georges Brassens : Trompe la Mort

    georges brassens, chanson, poésie, Il avait beau vouloir nous rassurer dès l’entame de ce qui fut son dernier recueil, notre cher Georges Brassens tirait pourtant sa révérence discographique avec cet album surtitré Nouvelles chansons d’une façon presque surannée. Une dernière fois, il y passait en revue la plupart de ses thèmes de prédilection, lui le bougon anarchiste et volontiers anticlérical, tendre philosophe des relations amoureuses et pacifiste convaincu. Chez lui, il n’était pas question de chanson sans cette touche de swing qui affleure à chaque instant. En cela, il aura toujours été un musicien tout autant qu’un poète. Et un irremplaçable compagnon.

    Date de parution : Décembre 1976 (Philips)

  • Stevie Wonder : Songs In The Key Of Life

    stevie wonder, songs in the key of life, tUn disque pour l’éternité ou presque, comme un condensé parfait de toute la musique noire américaine. Surtout si l’on se souvient qu’en quatre ans, Stevie Wonder aura accumulé les… merveilles discographiques, dans une suite enchantée à une période bouillonnante commencée dès l’enfance, lorsqu’on le surnommait « Little Stevie ». Mais avec ce double album augmenté d’un EP, il éclabousse ses pairs de tout son génie. Pas un défaut, pas un temps mort. Rhythm’n’blues, funk, ballades somptueuses, arrangements luxuriants, partenaires innombrables… Songs In The Key Of Life est un joyau qui n’en finit pas de briller sur notre chère planète Musique.

    Date de parution : 28 septembre 1976 (Tamla Motown)

  • Van Der Graaf Generator : Still Life

    van der graaf generator, peter hammill, still life, rock progressifCe quatuor inclassable – il se situe quelque part, ailleurs, du côté d’un rock prospectif mais qui serait hanté par la poésie tourmentée de son chanteur leader Peter Hammill – est de ceux qu’on garde précieusement à ses côtés. Parce que sa musique singulière et puissante, tout en souffle et imprécations, sans bassiste dont le rôle est assuré par un orgue, est de celles que le temps n’altère pas. Au milieu des années 70, Van Der Graaf Generator a publié en quelques mois une trilogie dont Still Life est en quelque sorte le cœur. On peut y revenir autant qu’on le désire.

    Date de parution : 15 avril 1976 (Charisma)

  • Fripp & Eno : Evening Star

    robert fripp, brian eno, evening star, tIl faut savoir s’arrêter, parfois. Après la brûlure d’un King Crimson marqué au fer rouge et les excentricités « glam rock » de Roxy Music, Robert Fripp et Brian Eno ont sans aucun doute ressenti le besoin d’un ailleurs préservé des vanités de notre monde en mouvement perpétuel. Ce fut d’abord le saisissant No Pussyfooting et son immobilité flottante. On découvre alors la magie des « soundscapes » et une guitare aux accents des « frippertronics ». Evening Star poursuit sur cette voie céleste et semble capable de modifier le cours du temps. Le duo invente son propre langage musical.

    Date de parution : Décembre 1975 (E.G. Records)

  • Gérard Manset : Manset

    gérard manset, il voyage en solitaire, chansonManset est habité par le désir du départ. C’est ce qu’il a laissé entendre depuis la fin des années 60. Ce disque montre le chanteur de dos, marchant sur un quai de la gare Saint Lazare. En tête, une nouvelle destination, vers le Royaume de Siam ou ailleurs, plus tard. Il est surtout celui de son seul grand succès commercial, le justement nommé « Il voyage en solitaire ». Refusant obstinément la scène, « celui qui marche devant » restera un musicien amoureux des heures innombrables passées en studio à peaufiner un monde où le désenchantement le dispute à l’évasion.

    Date de parution : Avril 1975 (EMI)