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Denis Desassis

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100% - 1969 > 2019

Les textes publiés dans ce blog font partie d’un projet au long cours qui verra (ou non) le jour sous la forme d’un livre. Ou d'un autre support. Je l'ignore pour l'instant. C’est là le fruit d'un travail d'écriture sous contraintes multiples (et heureuses).

Précisons le cadre : les disques évoqués sont au nombre de 100, ils ont été publiés entre 1969 et 2019, soit 1/2 siècle (donc la moitié de 100 ans). Ils font partie de ma discothèque (condition sine qua non) et je les ai achetés au cours de cette période. Pour les sélectionner, je me suis imposé un délai de 100 jours à compter du 14 juillet 2019, date à laquelle m'est venue l'idée de ce projet. Chaque texte compte exactement 100 mots (le logiciel Microsoft Word étant mon arbitre) et s’appuie sur la première version des albums (hors rééditions donc, augmentées ou non). L’écriture des micro-chroniques est hebdomadaire, durant 100 semaines depuis le 20 octobre 2019, date qui correspond à la fin de la période de 100 jours évoquée un peu plus haut.

Les textes sont écrits et présentés dans l’ordre chronologique de la sortie des disques. Chaque musicien ou formation n’apparaît qu’une seule fois et peut représenter un mouvement ou un courant. Il pourra néanmoins être concerné à plusieurs reprises, lorsqu'il appartient à des entités différentes (exemple : Robert Wyatt sous son propre nom ou en tant que membre de Soft Machine ; ou Christian Vander avec Magma, Offering et le quartet Fusion).

Ce panorama est tout sauf exhaustif ni représentatif d'un ou plusieurs genres musicaux. Comme chacun·e d'entre nous, je suis passé à côté de bien des choses en musique. Je pourrais citer mille exemples mais je pense notamment à Frank Zappa, Bruce Springsteen, la cold wave... et tant d'autres. Très peu de musique classique également, même si Schubert, Ravel, Debussy, Fauré, Monteverdi ou Olivier Greif... Quant au jazz, celui-ci ne fait vraiment son apparition dans cette liste qu'au cours de la seconde moitié des années 80, lorsque je me suis lancé à sa découverte approfondie en explorant l'univers de John Coltrane pour commencer, parce que j'avais besoin d'une porte d'entrée que m'ouvrait à merveille le saxophoniste. À compter de ce moment-là, j'ai ouvert mes oreilles à de nouvelles musiques qui trouvent leur place dans ce panorama. Mais vous ne trouverez ici, et c'est logique, aucune trace des très nombreux albums de ma discothèque dont la parution est antérieure à l'année 1969.

C'est ainsi, nul n'est omniscient.

Ma compilation est au contraire subjective et reflète un parcours personnel de découverte. Il faut la considérer comme une tentative d'assemblage partiel de quelques pièces seulement d'un vaste puzzle dont le nombre serait infini. Le titre de ce blog, 100 %, est un jeu de mots mais aussi un clin d’œil : il signifie à la fois "100 mots pour 100 disques", tout en affirmant le contraire de sa modeste ambition, celle d'un regard qui ne saurait être exhaustif.

Enfin, vous constaterez l'élasticité de mon temps de découverte : aux heures musicalement assoiffées de l'adolescence (première moitié des années 70) et de la multiplication des découvertes en une époque un peu folle, fait écho un grand nombre de disques, qui représentent presque la moitié de la sélection. La seconde moitié s'étire quant à elle sur une période de plus de 40 ans. Quatre décennies sur lesquelles plane l'ombre tutélaire de John Coltrane, cette icône dont la musique est présente en moi pour toujours et qui, pour toutes les raisons expliquées ici, est absent de cette liste, alors même qu'il est le musicien dont je possède le plus grand nombre de disques. Cette longue période est aussi à inscrire dans le contexte du néolibéralisme et de la dérégulation financière amorcée dès le début des années 80 (Reagan, Thatcher...) : ce bouleversement économique a comme on le sait eu des répercussions sur la sphère artistique qui n'a plus jamais disposé de cette arme de construction massive qu'on appelle le temps, ennemi naturel de la rentabilité et du profit à court terme. La folie insouciante et créative des années précédentes ne fut dès lors plus qu'un lointain souvenir...